Lors de la 76e réunion du Conseil des ministres tenue le 30 janvier 2026, la ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine, Yolande Elebe Ma Ndembo, a présenté une note d'information relative à la reconnaissance et à la protection des motifs et tissus Kuba comme patrimoine culturel national de la République Démocratique du Congo.
Cette reconnaissance fait suite à la signature d'un arrêté ministériel le 23 janvier 2026, consacrant officiellement ces éléments emblématiques de la culture Kuba comme partie intégrante du patrimoine culturel de la Nation congolaise.
Un langage visuel ancestral
Les motifs et le tissu Kuba constituent un langage visuel ancestral, élaboré à partir de formes géométriques codées, porteurs de récits, de symboles et de valeurs transmises de génération en génération.
Ils témoignent d'un savoir-faire unique, fruit de siècles de créativité, qui a profondément marqué l'histoire de l'art, bien au-delà des frontières africaines.
De la spoliation culturelle à la souveraineté patrimoniale
La reconnaissance des motifs et tissus Kuba marque le passage d'une situation longtemps caractérisée par la spoliation et l'appropriation non reconnue de ces motifs à une logique de souveraineté patrimoniale assumée par l'État congolais.
Le cadre réglementaire mis en place permet désormais de considérer les motifs et tissus Kuba comme un actif culturel et économique stratégique, au bénéfice à la fois de la Nation et des communautés locales d'artisans qui en sont les dépositaires légitimes.
Perspectives économiques et internationales
Cette reconnaissance ouvre des perspectives économiques importantes, notamment pour soutenir les communautés artisanales, stimuler l'économie locale et encourager la transmission des savoirs traditionnels.
La ministre de la Culture prépare déjà le dossier d'inscription des motifs et tissus Kuba sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO, pour assurer une protection internationale accrue et positionner la RDC comme référence africaine en matière de protection des savoirs traditionnels et du patrimoine culturel immatériel.
Lambert Mwamba