Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), par l'intermédiaire de sa coordination de la diaspora, a exprimé son indignation face aux informations selon lesquelles Emmanuel Ramazani Shadary a été transféré dans un établissement médical après près de trois mois de détention.
Dans un communiqué, le PPRD-Diaspora dénonce des conditions de détention "préoccupantes" et une "cruauté insupportable" infligée à son cadre.
Le parti critique notamment les conditions de visite très limitées pour les proches, évoquant des méthodes "dégradantes" et "de mafia".
Il condamne également la condamnation de Parole Kamizelo à deux ans de servenance pénale pour des faits liés à l’expression politique, estimant que ces poursuites s’inscrivent dans un contexte plus large de restriction des libertés.
Le PPRD-Diaspora fait référence à des rapports d’organisations internationales, notamment Human Rights Watch et le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), évoquant des cas de disparitions forcées et d’arrestations jugées abusives.
Le parti réitère son appel à la dissolution du Conseil national de cyberdéfense (CNC), qu’il accuse de jouer un rôle dans ces pratiques.
Enfin, le parti demande la libération de plusieurs de ses cadres, dont Aubin Minaku, Emmanuel Ramazani Shadary et Dunia Kilanga, qu’il considère comme détenus pour des raisons politiques.
Le communiqué appelle également la communauté internationale à se saisir de la situation.
Yves Sayo