La commune de Manika a officiellement lancé la nouvelle législature 2026-2028 de son Parlement des jeunes lors d’une session inaugurale solennelle tenue ce jour. L’événement a marqué le début d’un mandat placé sous le signe de l’engagement citoyen, de la responsabilité et du dialogue entre la jeunesse et les institutions locales.
La cérémonie a débuté par l’installation officielle du Bureau conservatoire. Cette structure provisoire a pour mission d’assurer la gestion des affaires courantes du Parlement des jeunes jusqu’à l’élection et l’installation du bureau définitif. Composée de membres désignés pour leur probité et leur connaissance du fonctionnement institutionnel, elle garantit la continuité et la régularité du processus parlementaire interne.
Moment fort de la journée, la prestation de serment des nouveaux parlementaires s’est déroulée devant les autorités présentes et le public. Chaque jeune élu a pris l’engagement solennel de défendre les intérêts de la jeunesse de Manika, de respecter les lois de la République et de travailler avec intégrité au service de la communauté. Les membres de l’ancienne législature ont également procédé au renouvellement de leur serment, réaffirmant ainsi leur attachement aux valeurs de transparence et de redevabilité.
À la suite de la motion d’information présentée en ouverture, la session s’est poursuivie par une séquence de questions-réponses. Cet exercice démocratique a permis aux jeunes parlementaires d’interpeller directement les invités sur des sujets d’intérêt public et d’obtenir des clarifications sur les enjeux qui touchent directement leur quotidien.
L’intervention la plus attendue est venue du Commissaire provincial adjoint de la Police Nationale Congolaise. Interpellé sur la recrudescence de l’insécurité dans certains quartiers de la commune et sur les cas récurrents d’exactions imputées à des éléments de la police, il a tenu un discours direct visant à dissiper les zones d’ombre. 
Dans son exposé, l’officier supérieur a reconnu l’existence de certaines dérives et a expliqué les facteurs structurels qui contribuent à la persistance de ces problèmes : manque d’effectifs, difficultés logistiques, et insuffisance de la formation continue. Il a toutefois insisté sur la volonté de la hiérarchie policière de sanctionner les agents fautifs et de renforcer les mécanismes de contrôle interne.
Le Commissaire a également présenté les mesures en cours pour restaurer la confiance entre la population et la police. Il s’agit notamment du redéploiement des patrouilles mixtes, de la mise en place de numéros verts pour la dénonciation anonyme, et de l’organisation de séances de sensibilisation au respect des droits humains à l’intention des forces de l’ordre. Il a appelé les jeunes parlementaires à jouer un rôle de relais et de veille citoyenne dans leurs quartiers respectifs.
Cette session inaugurale a ainsi posé les bases d’une collaboration plus étroite entre le Parlement des jeunes et les services de sécurité. Les échanges ont montré que le dialogue franc et documenté reste le meilleur levier pour traiter les questions sensibles sans verser dans la stigmatisation ni dans le déni.
Au-delà de la question sécuritaire, l’ordre du jour a également permis d’esquisser les priorités de la législature 2026-2028. L’éducation civique, l’employabilité des jeunes, la lutte contre les antivaleurs et la participation des jeunes filles aux instances de décision figurent parmi les axes qui seront approfondis lors des prochaines plénières.
La cérémonie s’est clôturée dans une atmosphère de mobilisation, avec un appel unanime à faire de ce mandat un moment d’impact concret pour la commune de Manika. Le Bureau conservatoire a annoncé que le calendrier des travaux et la procédure d’élection du bureau définitif seront publiés dans les prochains jours.
Rédaction